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Mercredi 25 janvier 2006
Dans le microcosme des cavaliers internationaux de sauts d’obstacles, la famille Whitaker aligne quatre de ses membres dans le top 50 mondial. Michael est le petit frère de John, une légende. Le petit frère, à pourtant 45 ans passés, a déjà été plusieurs fois numéro un mondial, et n’est quasiment jamais sorti du top 20 mondial en plus de 20 ans. Bien que toujours associé à son frère, Michael est un exemple de talent, de persévérance, et sa personnalité détonne.

« C’est un prince », murmure admirative Muriel, une monitrice d’équitation, en regardant son idole effectuer un parcours de sauts. Michael Whitaker n’a pourtant pas exactement le style d’un prince charmant. Physiquement d’abord. Il est petit, à moitié chauve, portant un jean simple et un pull lorsqu’il n’arbore pas la traditionnelle tenue de concours (pantalon blanc, bottes, chemise et veste.) Cela dit, on peut lui accorder plus de classe que certains autres cavaliers, car il prend le temps de se changer après ses épreuves, avant de rejoindre son endroit favori : le bar. En général, son frère John l’y attend déjà un verre de vin rouge à la main. Mais Michael préfère la bière, il fut un temps où il l’appréciait même un peu trop d’ailleurs: « Fallait voir, il rentrait complètement allumé, démolissait la porte de la chambre d’hôtel… » raconte un cavalier de l’équipe de France. « Il a le vin mauvais, c’est connu, encore qu’il a pas mal diminué ces derniers temps », admet une journaliste d’Equidia (la chaîne du cheval).

Le cavalier métamorphosé par la paternité

Effectivement, il a dû ralentir l’alcool, car à côtoyer Michael aujourd’hui, difficile d’imaginer un personnage effrayant. Au contraire, il est l’un des seuls cavaliers internationaux à rester simple, tout en étant conscient de l’enjeu des concours. Là où les allemands –détenteurs du plus grand nombre de places au top niveau- ne discutent pas, et quittent rapidement les terrains de concours, Michael Whitaker prend du temps pour se détendre, souriant, amusant et débordant d’affection.

Une affection toute tournée vers sa famille, et ses trois enfants en bas âge. « C’est l’anniversaire de mon petit garçon aujourd’hui, et je ne suis même pas là », avoue-t-il tristement. La paternité l’a fait mûrir. « J’ai vendu un très bon cheval, cela ne m’a pas amusé, bien sûr, c’était seulement pour l’argent. Il faut que je prenne soin de ma famille. » Lucide, il entrevoit le poids d’une vie de cavalier international, ne restant à la maison que deux ou trois jours par semaine, à la merci des sponsors et de l’état de santé des chevaux… Ses écuries sont basées en Angleterre, près de Nottingham. Elles comptent près de 30 chevaux dont certains appartiennent aux trois jeunes cavaliers qui travaillent pour Michael. Il a embauché le fils d’un de ses anciens collègues de l’équipe britannique. Il l’aide à dresser les chevaux et en échange bénéficie des cours du champion, afin de gagner à son tour le top niveau. « J’aime bien enseigner en général, mais je n’ai vraiment pas beaucoup le temps c’est selon les circonstances. » précise le Grand Cavalier.

La famille d’abord

Michael Whitaker est sincère en amitié et complètement solidaire envers sa famille. Son frère John est pour ainsi dire son meilleur ami, mais le bonheur est complet lorsque Steven, le troisième Frère les rejoint. Aucune concurrence n’est perceptible au sein de la famille, même au sujet d’Ellen Whitaker, la fille de Steven, âgée de 19 ans et qui s’est déjà qualifiée pour le championnat d’Europe de sauts d’obstacles en 2005. Michael en parle avec son humour habituel et beaucoup de tendresse : « Ellen, c’est la nièce de John, ma nièce, notre nièce quoi, oui elle se débrouille très bien. » Il suffit d’évoquer quelques bons souvenirs équestres auprès de sa famille pour que le naturel joyeux de Michael Whitaker revienne au galop. Terminé les doutes existentiels sur la cruauté du métier, après tout c’est plus qu’un choix, c’est une passion.

Qualifié pour le grand Prix du dimanche, Michael savoure sa joie la veille du grand jour. « Je veux un bisou pour m’encourager ! » : voilà le résumé de ses propos lors des soirées hippiques et épiques qu’il ne rate jamais. Appuyé au bar, il rigole avec son frère, accoudé en face de lui. Autour d’eux, les plaisanteries fusent : « comment on va faire pour les ramener à l’hôtel ? Il faudrait enlever le bar très vite pour qu’ils tombent tête contre tête et puissent se tenir l’un à l’autre », lance un organisateur du concours de Genève. Un tel stratagème est inutile.

Un cavalier qui garde le cap

Michael sait ce qu’il fait, sa détermination transpire à travers lui à chaque instant. Il suffit d’entendre cette façon étrange qu’il a de respirer. Chacune de ses expirations se fait par le nez. Régulières et rapides, il s’en dégage une énergie redoutable. Ce même flux est perceptible lorsqu’on lui tient la main. Celle-ci reçoit une sorte de câble énergétique courant le long de son bras. Les légères vibrations sont si denses, qu’elles permettent de déterminer avec certitude la marque de sa volonté. Gageons que cela lui sert à cheval. Impossible d’hésiter sur l’action à mener. Et d’ailleurs, ses parcours en sont la preuve : il est l’un des plus rapide cavaliers au monde, les chevaux sont toujours dans le mouvement, en avant, à l’image de leur cavalier en somme.

C’est un prince…de l’équitation qui n’a rien à envier aux autres membres de sa famille. « Je l’ai vu arriver en retard à un concours, il n’a pas eu le temps de reconnaître l’enchaînement des obstacles avec les autres, et il a gagné quand même ! » raconte le directeur commercial d’une sellerie.

Prince Michael contre Roi John ? Non. Ils se complètent et laissent libre court à leur « feeling ». Michael garde le cap, avec en ligne de mire les jeux mondiaux d’Aix-La-Chapelle en août 2006. Si il se retrouve dans l’équipe britannique avec son frère, « ça serait vraiment mieux. »

Par Laetitia Bernard
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Mercredi 22 février 2006
Je n’aurais jamais cru pouvoir dire ça un jour : j’ai monté à cheval avec John Whitaker. Plus précisément, John Whitaker m’a aidé, il m’a guidé lors de l’épreuve réservée aux cavaliers handicapés au Jumping de Bordeaux (3 au 5 Février). Récit intégral de l’événement, première partie : Michel Robert m’avait annoncé son absence au CSIW de Bordeaux fin Décembre. Autrement dit, il fallait trouver un autre guide. Pour dire la vérité, j’ai très rapidement pensé à John Whitaker. Il est mon idole depuis des années, c’était une occasion inespérée d’accomplir un rêve un peu fou. Mais cela me paraissait totalement impossible : d’abord, il fallait oser le lui demander ; ensuite, il fallait qu’il accepte ; enfin, il fallait que l’on arrive à se comprendre à cheval. Donc, demander à John whitaker, la légende vivante, « excusez-moi, je sais que vous ne l’avez jamais fait, mais vous ne voudriez pas me guider à Bordeaux ? cela me ferait très plaisir et cela m’aiderait beaucoup. » Complètement surréaliste. Heureusement, j’avais eu la chance de discuter avec John au CSIW de Genève. C’est quelqu’un réellement accessible. Bon vivant, il ne se prend absolument pas du tout la tête. Et puis, c’est un « showman ». Il répond toujours présent aux propositions équestres les plus originales : chasse sans selle, course de mulet… et il s’y amuse sincèrement. Du coup, je me suis dit qu’après tout, le fait de lui poser la question ne paraîtrait pas si incongru. Des amis qui le connaissaient bien lui en ont d’abord parlé. Un midi, j’ai reçu un message : « John est ok pour te guider si il vient à Bordeaux. » Petit cri de joie, émotion incontrôlable, les camarades de promo avec qui j’étais dans la boulangerie en train d’acheter un sandwich ont bien compris qu’il se passait quelque chose de dingue. Puis, j’ai croisé les doigts jusqu’à la parution officielle de la liste des engagés au CSIW. De retour de soirée vers 2 h du matin, je consulte le site du jumping. La liste devrait sortir ce jour, avec un peu de chance elle sera déjà en ligne. Et c’est le cas, dans la case Angleterre, je lis : John Whitaker. Banco ! Mais ça, c’était avant le drame : il fallait à présent appeler John au téléphone pour régler l’organisation. Franchement je parle mal anglais, dans la promo, je suis même dans le groupe des mauvais. Pour ne rien arranger, John est loin d’être bavard, et se paye un accent redoutable. On est donc allé à l’essentiel : « bonjour, je suis la cavalière aveugle française » « ah, oui bonjour ça va ? » -oui, c’est vrai que vous voulez bien me guider à Bordeaux ? » -oui pas de problem » -merci beaucoup ! « -« pas de problèmes ! » -notre finale est samedi à 18 h, mais avant il y a une épreuve le vendredi matin à 11,30 h, ça serait bien qu’on la fasse ensemble pour prendre nos repères…seriez-vous d’accord ? » -Oui biensûr » -« par contre, il paraît que vous arrivez à l’aéroport à 10,15 h, vous croyez que ça va être ok pour l’horaire ? » Et là trou noir : « bla-bla-bla (rien compris) should be there, yes it’s ok. » -ok super merci » -ok bye ! » Concrètement : gros coup de flipp jusqu’au dernier moment. Viendra ou viendra pas ? et si son avion a du retard, et si il veut passer à son hôtel faire je ne sais quoi ? Côté chevaux, j’ai pu avoir le poney pi que j’ai déjà monté les autres années. Je commence à bien le connaître, il est extrêmement gentil et à l’écoute, il n’y a a priori rien à craindre de ce côté là. Vendredi matin 11,15 h : notre épreuve aura un quart d’heure de retard. Tant mieux, cela laissera à john le temps d’arriver. Mais il est déjà là , on l’aperçoit au secrétariat. Quelques minutes plus tard, il me rejoint pour faire la reconnaissance du parcours. « bon c’est le 1, après on va à droite, c’est le deux, ici c’est le 3… » indications minimales mais claires ; on marche le parcours en suivant les futures traces de nos chevaux… Le temps d’aller chercher sa veste de concours, et John Whitaker sera donc de nouveau à côté de moi. Il va me permettre d’effectuer un parcours d’obstacles. C’est énorme ! J’ai intérêt à assurer ! Même si on a jamais travaillé ensemble, je suis sûre qu’on peut tourner au sans fautes…
Par Laetitia Bernard
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Vendredi 3 mars 2006

 

A la fin de  l’épisode précédent, John Whitaker venait de partir chercher sa veste de concours avant de monter à cheval devant moi. Pendant ce temps, j’analysais le premier contact : il est sympathique, ça n’a pas l’air de le gonfler outre mesure, il est un peu stressé mais pas perturbé. C’est amusant de lui tenir la main, on dirait un pantin tout flexible désarticulé, rien à voir avec Michel Robert qui dégage beaucoup d’énergies et de forces sereine. Mais il est temps de détendre les chevaux. Nous marchons au pas, John pose les questions sur le travail à faire : il fait bien, car certaines sont un peu inquiétantes : « il faut que je te dises quand je saute ? Il faut que je te parle pendant les courbes ? Au moins mes réponses sont sans hésitations : oui oui grosso modo, vous dites ce que vous voulez mais vous parlez le plus possible. Nous partons au trop,au galop, puis un petit obstacle ; le tout en l’espace de deux minutes. Et là John me de mande : tu veux encore faire un exercice, ou on est prêt pour entrer en piste ? Au moins on ne peut pas dire qu’il panique. Moi par contre… on a sauté q’un obstacles, on n’a jamais travaillé ensemble, et lui il est prêt à partir sur le tour comme ça cash pistache ! après tout pourquoi pas. Le poney est calme, lui semble confiant, je négocie cependant un deuxième obstacle d’entraînement, puis nous rejoignons la Grande Piste. Le flot de lumière me surprend à cheque fois. En fait j’aime bien, tout s’éclaire, c’est maintenant  La sonnette retentis, on part au galop. Ou plutôt au trop en ce qui me concerne. John n’ose pas prendre de vitesse il assure la sécurité et la cohésion entre nos chevaux. Tout se passe bien, je suis parfois un peu dans le flou, car il oublie de me parler pendant les courbes. Il faut dire qu’il part d’un principe simple : comme il voit que le poney le suit, il considère que je le sais. Hors ce n’est pas tout à fait le cas, du moins au début. D’ailleurs on m’entend un brin paniquer sur la vidéo entre deux obstacles : « talk » ! Et puis finalement pas de panique, c’est incroyable de ressentir ce qui se passe. Le poney est à fond dans son travail, je e motive et le garde sous pression, John gère l’orientation de façon originale mais radicale. A l’abord des obstacles, c’est parfois un peu chaud le poney est trop près, mais John  a un instinct de survie invraisemblable. Il accélère, revient en fonction de la situation. Il ne théorise rien à l’avance et pourtant il est toujours dans le coup. On arrive sur le dernier obstacle, et voilà sans fautes c’es fait.

            Le contrat est rempli pour ce matin. Sans fautes, dans la bonne humeur, demain pour la finale, on pourra aller plus vite  ça va

êttre chouette !D’ailleurs, il faudra qu’on aille plus vite parce que c’est un peu la tehon, le type devant nous à quand même mis 20 secondes de moins au chrono…  

John l’électron libre doit filer, il a une épreuve dans peu de temps. Tout le monde autour de nous lui met la pression pour qu’on accélère le lendemain. Il prend note, passe son bras autour de mes épaules, et s’éclipse non sans avoir convenu d’un rendez-vous au bar après la grosse épreuve du soir. Innutile de garder le suspens, la bière Whitakerrienne ne sera pas pour ce soir. John fait un score assez lourd, et repart à l’hôtel rapidement. Quand à moi, je suis un peu fatiguée.

            Le lendemain après-midi, le parc des expositions de Bordeaux s’est rempli. Il est environ 16 h, notre épreuve débute dans 2 heures, les chevaux ne sont pas encore arrivés. La pression monte, dehors il fait très froid, on attend le camion, mais où sont ces fichus chevaux. En fait, il y a eu cafouillage au niveau des entrées de parking. D’après ce qu’on m’explique mais que je n’ai probablement compris qu’à moitié vu mon état de panique lattant, les vigiles leurs refusait l’accès au parking. Heureusement ils arrivent, et la super équipe d’élèves moniteurs avec eux. Ils nous aident à les préparer, l’une d’elle va également commencer la détente de mon poney. Soudain, un passant qui passe en courant nous crie : la reconnaissance a débuté ! Comment ça c’est déjà la reco ? Normalement ça aurait dû être dans 10 minutes. Le parking est loin de la piste, courir avec les bottes de concours, ça fait drôlement mal aux mollets !! Forcément John n’est pas encore là, il faut retrouver son numéro de portable au fond de ma poche. J’ai l’air bête, je suis sur la piste avec mon anorak quant il faudrait être en veste… « John, excusez moi la reco est avancée pourriez-vous me rejoindre maintenant ? » « ok a tout de suite. »  Aussi tôt dit aussi tôt fait mon guide me prend le bras nous marchons le parcours.   Il essaie de prendre les choses en main, on sent qu’il y a réfléchi : « bon il y a deux endroits où il faudra tourner court…, après le un il y a trois foulées droit … »  Il invente un nouveau jeu pour vérifier que je suis bien attentive : « et là on va sur lequel ? » Une chose me surprend : il semble totalement stressé, il angoisse à peu près autant que moi, et ce n’est pas peu dire. Alors on se soutient mutuellement : « Bon je vais essayer de faire de mon mieux tu sais » « moi aussi … » Il est tant de monter, mais le padoque est bondé John est gêné pour me faire franchir les obstacles,  j’essuie même un refus. Il y a du monde au galop partout, cela n’est pas pratique. Nous ne franchissons qu’un obstacle, c’est plus prudent. Arrêté dans un coin en attendant notre tour, nous bavardons tranquillement : « tu fais quoi comme études ? » « vous montez qui dans la prochaine épreuve… «  Décidément je stresse, il n’y a aucune raison technique valable. On est calé avec john, le poney est impeccable. Seulement j’ai quand mêeme peur. Heureusement que l’organisateur de l’épreuve connaît une technique magique pour enlever les meus sur l’estomac, il appuie dessus, ça fait mal, et pouf ça relâche. Bon arrêtons de rigoler, c’est à nous d’entrer en piste. Jusqu’à présent il y a peu de sans fautes. Le speaker indique le temps à battre, honnêtement je n’y fais pas attention, j’ai juste envie de faire mon tour correctement en prenant du plaisir. Toujours ce flot de lumière en entrant sur la piste, décidément cela me stimule ! Le speaker me présente il me fait quelques compliments, j’ai un peu de mal à tout comprendre car je suis concentrée, mais cela me fait plaisir. Dring, let’s go ! Cette fois-ci on garde le galop. Un galop lent mais serein ; je renonce à demander à John de parler et m’oblige à écouter les sabots de son cheval, et à comprendre ce que fait mon poney. Contact constant avec la bouche, présence dans les jambes, le poney a tout compris c’est impressionnant. Le dernier double arrive, tiens je sais qu’on arrive sur le dernier et je me souviens que c’est un double ; c’est agréable d’être consciente de son parcours, cela ne m’arrive pas à chaque fois. Par contre nous sommes un peu près, mais comme d’habitude, John  me met trois foulées dans la vue en un quart de seconde, et voilà, mon poney peut sauter tranquille sans problèmes de distance. Du coup, deuxième sans fautes ! Que demander de plus ? D’accord il y a un peu de temps dépassé, mais quand même on a progressé depuis hier. Cette fois, l’écart entre le nous et le cavalier qui nous précède au classement n’est plus que de 10 secondes. On s’est amélioré… Mission accomplie.

John est adorable, tout penaud, il s’excuse parce qu’on a pas gagné : « je suis désolée Laetitia, tu n’es pas trop déçue ? » « mais ça va pas ? J’ai réalisé un rêve en montant derrièe vous, ça c’est super bien passé, on a tourné au sans fautes, vous êtes tellement sympa d’avoir accepté de me guider… » « pas de problème c’est cool On se voit ce soir après l’épreuve ? «  « bien sûr ! »

Après l’effort le réconfort. L’épreuve coupe du monde est terminée. Perso, je l’ai regardé de la loge equidia, on a carburé au champagne, rien à redire quoi!  John a fait un sal score mais sil est au-dessus de ça. Nous sommes à la buvette du jumping avec quelques autres cavaliers handisport. Je lui envoie un message relativement simple : « lets have a drink ? » « where are you ? » répond il… Il nous rejoint, détendu et s’assied avec nous. « une bière s’il vous plaît ? »  « ah bein vous voyer que vous parlez français… » c’est drôle, quand John parle français, on dirait un ado ; Grâce à ses explications, j’apprends pas mal de détails sur la vie des cavaliers de compétition ; lui par exemple est obligé de rester à bordeaux dimanche soir, parce qu’il n’y a plus de vol pour Manchester, tandis que certains allemands ont des jets privés. Je lui raconte des blagues sur ma vie d’aveugle, comme la fois où ayant un peu trop bu je suis restée coincée 10 minutes dans l’ascenseur parce que je poussait  le mur au lieu de la porte.  Ça le fait bien rigoler. Quel dommage que Michael, son frère, soit déjà à l’hôtel, on se serait encore plus maré…  tanpis ça sera pour une prochaine fois, d’ailleurs c’est quand la prochaine fois ? En Février 2007 lors du prochain Bordeaux ? Ah non c’est beaucoup trop tard, vous inquiétez pas on va trouver une idée…  De toute façon, la prochaine compétition handisport est en juin, fêtes moi confiance certains personnages

 valent le détour on en parlera bientôt sur ce blog.

Par Laetitia Bernard
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Dimanche 26 mars 2006
Oh le joli podium à s'Hertogenbosch ! L’avant dernière étape du circuit coupe du Monde a été remportée cet après-midi par la très sympathique Meredith Michaels Beerbaum. Celle qui fut récemment la meilleure cavalière du monde, est également une femme sensible et de parole. L’une des seule à m’avoir répondu par mail suite au communiqué invitant les cavaliers internationaux à assister à l’épreuve Handi, elle s’enthousiasmait même : « I would love to do it ! » Promesse tenue le jour de l’épreuve, à laquelle elle a assisté attentivement venant ensuite féliciter chaleureusement les compétiteurs. Bref, Congratulations Frau Michaels ! A la deuxième place de l’épreuve, son beau-frère, Monsieur Ludger Beerbaum, que l’on retrouve avec une joie extrême à son meilleur niveau en compagnie de la Grande Gladys’s. Il avait besoin de points pour être qualifier à la finale de Malaisie, l’objectif est atteint, son ticket semble désormais assuré. Admirons au passage l’aplomb et la sportivité de ce champion. Il devait impérativement prendre des points, c’était l’avant dernière chance, il les voulait, il les a obtenus, -perfekt ! Enfin, troisième place de ce podium, last but not least, l’un des chouchous des lecteurs de ce blog et bien sûr de l’auteure de ces lignes : j’ai nommé Monsieur Michael Whitaker ! Portofino était en forme ce week-end. Michael se classait déjà troisième de la précalificative vendredi soir. A souligner encore, la magnifique performance du jeune britannique Ben Maher. Le jeune cavalier qui passait 2,20 m lors de la puissance de L’olympia London, terminant ainsi exequo avec la Star de ce blog John Whitaker, a fini quatrième aujourd’hui. Il signait un double sans fautes très engageant pour l’avenir. Prochain rendez-vous avec le circuit coupe du monde : Göteborg le 16 avril.
Par Laetitia Bernard
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Vendredi 5 mai 2006
« Galet va très bien » admettait Michel Robert mercredi soir, au téléphone en arrivant à l’Aéroport de Nantes. Il se rendait au Jumping de la Baulle, où se disputait cet après-midi la première coupe des nations de la Samsung Super Ligue. Une compétition qu’il abordait sereinement, sans paniquer outre mesure face à la rude concurrence notamment allemande ; il ne connaissait d’ailleurs pas la composition de l’équipe germanique jusqu’à mercredi soir : « ya qui chez les Allemands ? ah quand même ! Bon on va leur montrer qu’on est là aussi… » mission accomplie en ce qui le concerne. Deux manches, deux parcours sans fautes avec Galet D’Auzay. En sortie de piste, le Grand Cavalier était heureux, mais analysait objectivement ses tours au micro d’Equidia : « à la fin de la première manche, j’ai senti Galet presque un peu fatigué, mais dans la deuxième manche, il a repris toute sa dimension. » Sur les quatre membres de l’équipe de France, Michel Robert a été le seul à réaliser e telle performance. Florian Angot, qui ouvrait le bal avec First De Launay HN, a également effectué une prestation remarquable en totalisant 4 points lors d’une petite fautes dans la première manche. Christian Hermont et Hervé Godinion accumulèrent des scores lourds en deuxième manche , respectivement 17 et 12 points. La France a ainsi obtenu une troisième place, derrière les américains, et les allemands qui n’eurent même pas besoin de faire repartir markus Ehning. Leur deuxième manche était cependant moins nette que la première. Il faut dire qu’ils avaient mis la barre très haut en première manche, en ne touchant justement aucune barre. Un seul point de temps dépassé figurait alors à leur compteur. Ils concluaient la coupe des nations avec 13 points. Que s’est-il donc passé ? 4 points pour Ludger Beerbaum et l’Espoir, idème pour Marco Kûtcher et Oto Becker avec son fidèle Cento âgé de 17 ans, le vétéran du concours. Après le passage du dernier américain MclinWard (double sans fautes), les Etats Unis avaient 16 points, les jeux étaient donc faits, Markus Ehning n’avait pas besoin de repartir. Une grave question doit encore tarauder les fidèles lecteurs de ce blog : « quid de la famille Whitaker ? » Et bien à La Baulle, il n’y a qu’un représentant, mais non des moindres : Mister John ! Seulement, il n’a pas vraiment brillé en compagnie d’Exploit du Roulard. S ‘il est bien parvenu à corriger une faute du premier tour en sautant correctement le double dans la seconde manche, sa fin de second parcours fut une catastrophe : il sortit de piste avec 16 points. La Grande Bretagne termine la compétition a 28 points. John confiait il y a quelques mois à Bordeaux : « exploit prend de l’âge, mais il n’est pas régulier, il n’arrive pas à se faire à la compétition, il est toujours un peu nerveux ou quelque chose. Il peut être excellent ou à côté… ce n’est pas comme Milton qui donnait tout à chaque fois. » Le CSIO de la Baulle, ça continue demain avec le Derby, et dimanche avec le Grand Prix… Souhaitons à Michel Robert de poursuivre dans sa lancée. Quoiqu’il en soit, de beaux moments de sports sont à venir…
Par Laetitia Bernard
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