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le Pôle Handicap avait une place d’honneur durant les trois jours du salon Equissimo. En plus d’un stand permanent et de conférences, des cavaliers handicapés
y effectuaient des démonstrations chaque après-midi.
Samedi vers 14 H, un groupe de jeunes cavaliers handicapés entre sur la carrière du hall 4, pour y dérouler un carrousel puis des reprises de dressage.
En bord de piste, on retrouve une vieille connaissance des terrains de concours de dressage handisport : Valérie Sales. La cavalière internationale basée
près de Bordeaux est également venue faire des démonstrations dans le cadre du Pôle. « c’est sympa d’être là, et puis cela me permet de préparer mon cheval
pour le championnat de France dans trois semaines, en l’habituant à des ambiances différentes » explique t’elle.
Sandy montre l'exemple
Les jeunes sortent de piste : Laurie, Vincent, Thomas… Vincent rigole, tandis que laurie s’enthousiasme : « c’est cool d’être ici ! au début j’étais morte
de trouille mais c’est passé ! » Cette équipe se connaît depuis près de 10 ans. Ils ont même remporté ensemble plusieurs coupes de France de dressage handisport
Poney, et des titres de champion de France individuels. Les compétitions de dressage poney permettaient aux jeunes de tourner en concours avant d’accéder
au championnat de France à cheval (au niveau technique nettement plus élevé). Mais aussi, cela offrait une possibilité de challenge pour des cavaliers
plus lourdement handicapés ou non intéressés par la compétition de haut niveau. Seulement, depuis l’an passé, ce genre de manifestation a été littéralement
supprimé du circuit. « c’est dégueulasse ! Il faut faire quelque chose » résume Laurie avant d’ajouter : « en plus avec Sandy, on a fait des progrès incroyables
! »
Sandy est leur monitrice. Elle travaille dans un centre équestre près de Toulouse, et chaque semaine, elle adapte son enseignement pour cette reprise un
peu particulière : « cela fait trois mois qu’on prépare ce spectacle. J’ai mis du temps pour former les bons couples ; il fallait trouver le cheval qui
s’adapte le mieux au handicap de chacun. Par exemple, Thomas ne peut faire que de toutes petites rotations du poignet il fallait donc un cheval qui tourne
facilement… »
Equissimo, lieu d'échange et d'information
Une petite fille non-voyante s’approche alors avec son papa : « excusez-moi, j’aimerais monter à poney comment dois-je faire ? » La première réponse est
spontanée : « il y a un club à côté de chez toi ? tu pourrais leur demander… » Son père prend alors la parole un peu hésitant : « il y en a bien un, mais
ils ne sont pas très chauds pour la prendre. » Les conseils s’organisent alors. « il faut que tu demandes d’abord des cours particuliers… » dit une cavalière.
Un autre note une liste de clubs parmi lesquels figure bien sûr celui de Sandy. Celle-ci donne d’ailleurs des précisions sur la méthode : « il faut commencer
par du travail en longe pour prendre confiance dans le mouvement et obtenir de l’assiette… »
Beaucoup d’autres personnes sont ainsi venues s’informer tout au long du week end. Quant aux cavaliers handicapés qui effectuaient leurs démonstrations
quotidiennes, ils ont savouré la possibilité d’être intégré dans une manifestation ouverte à tous.
Par Laetitia Bernard
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Publié dans : équitation
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